Un groupe de personnes qui se réunissent un jeudi sur deux pour écrire

jeudi 28 novembre 2013

Marion Le Glévic aux prises avec la notion d'âge négatif

   Aujourd'hui nous sommes le Jeudi 28 Novembre 2013, 

pour moi le voyage vers le futur se situe il y a 22 ans, 5 mois, 28 jours et environ 7 heures
Ce fut alors la mise en route du chronomètre.

Le 5 juillet est le 186ème jour de l'année du calendrier grégorien, le 187ème en cas d'année Bissextile. C'était également le 17ème jour du mois de messidor dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la groseille.

Maintenant que je l'ai appris je vais me faire tout un film en me disant que moi et la groseille on a tout une histoire. Il me semble même en avoir un pot dans mon frigo, un signe vous dites? 

Ce même jour, 180 années plus tôt, eu la proclamation de la République vénézuélienne
Simon Bolivar, libère le Venezuela de la tutelle espagnole entre 1811 et 1821, et la République vénézuelienne est proclamée une première fois, en juillet 1811. En 1813, Bolivar entreprend avec ses troupes la "Campagne admirable" à travers la Colombie et le Vénézuéla. Il libère la Colombie, appelée alors Nouvelle Grenade entre 1817 et 1819, et proclame de façon définitive l'indépendance du Venezuela en 1821. 1822 voit la libération de l'Équateur par Antonio José de Sucre auquel succède en 1824 celle du Pérou et de la Bolivie par Bolivar.

C'est en l'honneur de Bolivar, " el Libertador ", que l'État de Bolivie est créé en 1825. Président du Venezuela, président à vie du Pérou, vice-président de la Colombie, Bolivar, devenu dictateur, rêve d'une grande confédération sud-américaine à l'image des récents États-Unis d'Amérique. En 1827 il perd le pouvoir au Pérou et échappe à une tentative d'assassinat en Colombie un an plus tard. Le général Sucre, président de la Bolivie est quant à lui assassiné en 1830.

Désespéré, exilé en Colombie, Bolivar meurt de la tuberculose le 17 décembre 1830.

Le mythe du " Libérateur " subsiste toujours en Amérique latine.

"Jamais, en juillet, sécheresse n'a causé la moindre détresse."

Cette même année nombreux sont ceux qui ont reçu des oscars:

Palme d'or pour les réalisateurs Joel et Ethan Coen pour leur film Barton Fink
En 1941, Barton Fink est un jeune auteur timide et effacé de pièces de théâtre, dont la dernière pièce est encensée par la critique à New York. Son agent le pousse à tenter sa chance à Hollywood comme scénariste sous contrat pour un studio, Capitol Pictures. Arrivé à Hollywood, le patron du studio, Jack Lipnick, lui demande de scénariser un film de série B sur le monde des lutteurs. Barton Fink accepte alors qu'il ne connait pas du tout cet univers sportif. L'auteur s'installe dans un grand hôtel suranné quasi désert et bien étrange. Dès les premières heures, l'angoisse de la page blanche envahit Barton Fink. C'est à ce moment que le jeune auteur rencontre Charlie Meadows , un étrange voisin...
Oscar de la meilleure actrice pour Kathy Bates dans Misery
Paul Sheldon, romancier et créateur du personnage de Misery dont il a écrit la saga est satisfait. Il vient enfin de faire mourir son héroïne et peut passer à autre chose. Il quitte l'hôtel de montagne où il a l'habitude d'écrire et prend la route de New York. Pris dans un violent blizzard, sa voiture dérape dans la neige et tombe dans un ravin. Paul Sheldon doit son salut à Annie Wilkes, infirmière retraitée qui vit dans un chalet isolé. Annie est justement une supporter inconditionnelle de la belle Misery.
Oscar du meilleur acteur pour Jeremy Irons dans Le mystère de Von Bulow
A la fin des années 70, les enfants de Sunny von Bulow accusent leur beau-père, Claus, d'avoir administré une dose d'insuline à son épouse, faisant d'elle un légume. Un détective privé réunit alors de nombreuses preuves contre Claus von Bulow.
Jugé coupable d'avoir tenté d'assassiner son épouse, il est condamné à trente ans de prison. Au moment d'entamer une procédure d'appel, von Bulow décide d'engager, pour sa défense, Alan Dershowitz, avocat new-yorkais et professeur à Harvard connu pour son intégrité.
Entouré d'une équipe d'étudiants, celui-ci reprend tout le dossier à zéro, reconstituant le passé de l'affaire.
Oscar du meilleur réalisateur pour Kevin Costner avec Danse avec les loups
Le jeune lieutenant John Dunbar est envoyé à un poste de reconnaissance dans les immenses plaines du Dakota pendant la guerre de Sécession. Il rencontre au cours de l'une de ses missions de reconnaissance le peuple sioux.
Le lieutenant se lie d'amitié avec la population indienne. Il arrive même à intégrer la tribu, au point d'être surnommé "Danse avec les loups", et de s'éprendre d'une des leurs, une blanche baptisée "Dressée avec le poing".
Prix Goncourt pour Pierre Combescot et son ouvrage Les filles du calvaire
Ce roman décrit la saga d'une famille juive tunisienne d'origine livournaise et les pérégrinations d'une jeune fille qui atterrit dans le quartier des Filles-du-Calvaire à Paris sous l'Occupation.

Moi mon Oscar je le donne a celle qui fut née 23 ans, 7mois et 26 jours plus tôt.

vendredi 8 novembre 2013

En observant une photo souvenir d'une page de Laurent Mauvignier

C’est l’histoire d’une femme,
ou peut-être d’un homme.
Une histoire de schizophrénie,
une histoire banale.
L’histoire d’un tourment,
d’un être qui connut de meilleurs jours.

C’est l’histoire d’une femme,
c’est l’histoire d’un homme.
C’est une histoire d’amour,
ou peut-être de rupture.
L’histoire d’une cicatrice,
ou plutôt celle d’un vide.

Elle était pourtant saine, jusqu'à ce qu’ils soient 2.
Elle était devenue folle, quand il est apparu.
Folle de lui, d’abord.
Folle d’amour, ensuite.
Folle de désespoir, bien après.
Elle était devenue ivre quand il est apparu.
Ivre de lui
Ivre d’amour
Ivre de joie
Ivre de la vie, en fait.
Maintenant, elle a la gueule de bois.
Et elle attend.
Elle se demande simplement, à quel moment le processus de cicatrisation va-t-il tout renverser.
A quel moment va-t-elle être : 
Folle, tout court.
Folle d’elle-même.
Folle des autres.
A quel moment va-t-elle être : 
Ivre de liberté
Ivre de rencontres
Ivre d’alcool –et du bon.
Pour l’instant, son bateau, son beau voilier, son fameux trois mats,
s’est brisé.
Comme une merde.
Sur un rocher petit, certes, mais surtout bien invisible du pont d’où elle prenait tranquillement le soleil.
Il y a eu beaucoup de bruit, et d’un coup, plus rien.
Voilà.
Elle est dans l’eau, elle boit la tasse.
Se laissant couler, pour ensuite remonter à la surface, vérifier qu’il soit bien parti.
Elle re-coule.
Elle remonte.
Elle re-coule.
Remonte.
Bref, Elle apprend à finir,
Et peut-être à nager.




d'après LAURENT MAUVIGNIER : APPRENDRE A FINIR. chap 2 p. 33                                           Zoé Bonnardot 

mardi 5 novembre 2013

Valentin Robquin voit un souvenir à travers un page de Jules Verne

LUNE

Lune !

C’est ainsi qu’on la surnommait étant jeune. 
Ronde ?
Ah ça oui, elle l’était.
Un mal-être dès son plus jeune âge.
          Tous les soirs, aux alentours de minuit, c’est l’heure à laquelle elle se couchait
                    Se rapprochant du sol comme pour être moins visible aux yeux de tous.
           Sorte d’attraction terrestre la faisant se sentir au mieux. 
                     Un apaisement dans sa journée.
Toujours seule mais tant regardée…
Est-ce lorsque nous sommes seuls que nous sommes épiés ?
                     Je crois oui.
Et comment le vivait-elle ?
                     Mal. 
                     Très mal.
                            Une impression d’avoir des canons perpétuellement dirigés sur elle.                                        C’est en se couchant qu’elle trouvait un moyen de les éviter.
...
Si ronde mais pourtant si belle...
                      Autour d’elle fourmillaient tout un tas de lumières.
Et elle ?
           Elle n’en était pas une ?
Si, elle brillait,
                                 Mais à sa manière.

dimanche 3 novembre 2013

Qu'est-ce qui échoit à Clothilde Pérard ?



Ils sont tous tombés, les uns après les autres. La première fut sa mère. 
C'était une vieille femme, fragile mais en bonne santé, elle aimait la vie et lui l'aimait. 
Ensuite il y a eu son père puis son meilleur ami un mois après seulement. 
Ils sont tombés comme des mouches. Pourquoi ? Comment ? On ne l'a pas su.
Un jour ils étaient et le lendemain n'étaient plus. 
Ces choses arrivent, elles arrivent, elles nous tombent dessus, nous écrasent. 
Un affaissement ? Un effondrement ? Non, c'est bien plus que cela. C'est arrivé et ils sont partis. 
La foudre frappe. L'éclair jaillit. On lui a jeté un mauvais sort, une malédiction. 
Etait-ce bientôt son tour ? Pourquoi, comment, si nous le savions ça ne changerait rien de toutes façons.
La douleur, le déchirement, le vide qu'il ressent. Je suis impuissante.
A quoi bon savoir, connaître. Ces rêvasseries, ces songes filandreux, ce paradis.
Ah ce fameux paradis, délirant paradis !



Eric Chevillard, CHOIR

AUX DEUX LECTEURS


jter entrin de lir trenkil relacs un boukin apler l’élégance du hérisson je ler pri en m’disan mortelle une histoir sur les érisson sa ces nette sa va me fair golri enfin breffe je me lence et la plus rien ne va on me parle dune consierge cultiver dune gamine ki ve suicidcer et dun jap qui debarke mer il et ou ce putin derison moin relacs la lectur dun cou je meforce je li je li la ia un chat il sapelle leon ok mer toujour pas derisson  bon amer je vais pisser se boukin comence franchemen a me fair chier


assi dans mon salon le feu de la cheminer fessasn ruisseler des ombre sur mon livre je me gratifier davoir u lodace de lacheter il sagicer de louvrage intituler l’élégance du hérisson de murier barbery romen dune grande caliter nesiten poin a placer des reference bien sougronu comme le chat de cette consierge se nomen leon homage evidans au si extrodinair  toistiol 
il y aussi  la metafor placer dans le non de cette euvre se devoilen petit a peiti o lon du ressi avec cette femme et cette jeun enfant pri dans de telle si tuation quel ne peuve que se refermer sur elle meme dans la peur et le degou lune envnen maime a ne plus etre epri de la vie bon je marete un insten ise ressi et tro intencee il me fo prendre un temp pour le dijerer 

lh



Muriel Barbery L'élégance du hérisson

Thibault Averty lit un fragment de Jules Verne et l'augmente


Cela faisait maintenant plusieurs semaines que Barbicane et la troupe parcouraient les plaines désertiques. La fatigue et les tensions commençaient à se faire ressentir au sein du groupe mais le major avait les mots pour renforcer le moral de Barbicane et ses compagnons.
Ils avaient marché toute la nuit et la luminosité du soleil levant commençait à effleurer les sommets lointains et la cime des arbres.
« Enfin ! S’écria Barbicane en se dressant sur ses étriers, voici la région des pins !
-Et celles des sauvages », répondit le major.
En effet, quelques Séminoles apparaissaient à l’horizon ; ils s’agitaient, ils couraient de l’un a l’autre sur leurs chevaux rapides, brandissant de longues lances ou déchargeant leurs fusils à détonation sourde ; d’ailleurs ils se bornèrent à ces démonstrations hostiles, sans inquiéter Barbicane et ses compagnons.
Ceux-ci occupaient alors le milieu d’une plaine rocailleuse, vaste espace découvert d’une étendue de plusieurs acres, que le soleil inon-dait d’une lueur crépusculaire.
Les territoires qu’ils avaient traversés et l’épuisement étaient désormais oublié. Tous étaient venus pour ça, tous n’attendaient que ça, ils avaient dit au revoir à leurs proches et maintenant ils n’attendaient plus que l’affront. Inévitable et ultime, mais ils étaient prêts.
Barbicane se retourna et regarda chacun de ses confrères dans les yeux, plus besoin de discours ni de belles parole, il brandit sont arme en poussant un cri et tous le suivirent.

Jules Verne De la terre à la lune

Qu'a trouvé Marion Le Glévic dans une photo souvenir d'une page de Giono ?



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Perspectiviste acharné depuis 1995 /unremitting perspectivist