Un groupe de personnes qui se réunissent un jeudi sur deux pour écrire

vendredi 14 novembre 2014

Nom féminin, du latin radix

Radicelle [Radisεl] nom féminin, du latin radix –racine : 

Terme commun du 18ème siècle désignant une petite nacelle en osier remplie de radis.
La pratique courante de l’époque consistait à attacher une nacelle pleine de radis à un ballon gonflé d’Oriel et de lâcher l’ensemble dans les airs.
Ainsi un amant averti pouvait grâce à son doux palais découvrir les envies culinaires de sa belle.
Mais cette technique courtisane sombra le jour où Roméo envoya au balcon de Juliette une radicelle dépassée d’une semaine.
Il s’ensuivit ce que nous connaissons tous : deux suicides intempestifs de deux timorées.


Koré Préaud



" Intempestif "

"Intempestif !" Ce mot résonnait en moi comme un parfum familier qu'il est impossible de déterminer. Si bien, que j'en étais venu à l'appliquer sans en comprendre le sens. Toutes ces parties de "Uno" où, je me retrouvais à regarder ma mère d'un air circonspect et à prendre des pénalités dès qu'elle criait "intempestif" finirent par me conditionner. D'ailleurs, n'importe quelle personne perspicace finirait par en comprendre le sens de manière aussi implicite.
Mon voisin adjacent pensa m'en apprendre le sens en disant avec son air opiniâtre : "Ne soit pas acariâtre, le mot intempestif est composé du mot ''temps" et "in" ce qui donne l'intemporalité. Le "pestif" en fait un mot négatif. C'est donc le mauvais moment de jouer tout simplement."
Mince ! Je me focalisais maintenant sur le mot acariâtre.

Le lendemain sonnait différemment. Après maintes recherches roboratives dans le dictionnaire je me sentais prêt à prendre ma revanche. Le garçon timoré que j'étais laissa place au moi devenu chafoin. L'acariâtre respirait alors la science du langage prêt à extirper ma rancœur envers le voisin autrefois opiniâtre. L'éphéméride de ma méconnaissance passée allait être lavée. Armé de mon grimoire incantatoire nommé Robert je rendrai les propos de ce dernier, diaphanes. Mais mon empressement me fit oublier qu'on était dimanche, jour de travail pour certains. Brisant mes espoirs de vengeances me faisant revenir à l'état timoré que je fus la veille. Laissant Robert à sa bibliothèque et mon enthousiasme avec lui. 
 Rémi Hertrich

jeudi 13 novembre 2014

Bon au moins

bon au moins j'ai fini ça aujourd'hui ! hier j'avais tout bien rédigé mes définitions de mots, mais elles ont fait partie des certains trucs que j'ai perdus ! Je m'y suis remis avec vigogne aujourd'hui, c'était assez roboratif. Je dois t'avouer qu'hier soir j'étais un peu chafouin quand j'ai appris que mon document était acariâtre... Au moins, maintenant je m'organiserai mieux pour toujours faire une, voire deux sauvegardes adjacentes pour ne pas que ce genre de problème devienne intempestif. Comme disent les profs, il faut être plus radicelle. C'est tellement imprévisible ce genre de situation. Des fois je me dis, il suffirait d'être perspicace, de prédire en fonction de l'éphéméride, l'état du fichier... Ou prier, organiser un petit rituel incantatoire. Mais bon... c'est plus oriel.

Benoît Villemont

dimanche 2 novembre 2014

Ponctum c'est tout dit Maximus Neveu

Durant l'Aestivus dernier, le collegium natura se réunit en séance ordinaire afin de légiférer sur la question de l'homicida. Il est vrai que pour le profanus la question n'était pas claire et nécessitait explico.
Les senatus ne parvinrent pas à se mettre d'accord, chacun jouant de sa nobilis pour dominus le débat. La situation tournait en naufragus ignobilis, et la disputo menaçait de ruina toute l'affaire. 
Bien que benevolus, un jeune homme d'une grande humilitas prit sur lui d'apaiser cette furiae. Ce judex était d'une fort belle  generosus et ses  facultas discursives lui conféraient une certaine aura  publicus. Tous se mirent à l’écouter lorsqu'il prit la parole et même les plus taciturnus se mirent à croire miraculum. Voici ce qu'il dit :
"Origo, origo ! Fragor fulmen habena ! Nobilis senatus benevolus dominus, je vous en conjure, faites considero de mes modestus paroles. Toutes ces peregrinus verbales auxquelles vous vous livrez ne sont que monstrum. Si nous continuons ainsi, cette irritus contagio aura raison de nous !"
Ces paroles simples mais sensées eurent un immensus effet sur l'assemblée qui fit acclamation communis de ce discours plein de bon sens, qui venait de ramener la paciferae dans l'hémicycle. Tandis que les "Olae" et les "Bravorum !" retentissaient, l'un se leva et demanda si dans sa grande mansuettus, le sauveur pouvait se présenter.
"Bien sûr, je vais vous donner mon libellus, répondit le jeune homme. Ego... Jésus-Christian, mais appelez-moi Jésus-Christ ». C'est alors que l'assemblée se tut pour le dévisager. Tout le monde reconnut la sanctus figurae du bonhomme. C'est ainsi que dans un déchaînement sans égal, dix senatus se jettèrent sur lui, l'attrapèrent par les capillus, puis on l'attacha à un colonus pour lui donner la lugubris punire.

C'est après trois jours passés accroché à une croix, à implorer misericors qu'il se dit que les hommes étaient vraiment irrecuperabilis et que jamais plus il ne se prendrait la tête à descendre de la Luna jusque sur Terre. Ponctum c'est tout.

samedi 1 novembre 2014

NB: (bien garder les majuscules à leurs places car notre interlocuteur aime les mots.)


« EGREGIUS, après les exercices 305 et 306 ma foi fort intéressants, dois-je vous expliquer de par mon esprit savant de GENEROSUS, le sens caché du mot, que dis-je, du NUMEN MISERICORS suivant : « MERCATOR » !

MERCATOR, MERCATORE, MERCATORARE, MERCATORARESSIMO... Comment ne pas penser à Mercure! Mercure, planète ignée du système solaire, arborée de FULMEN ; Dieu SANCTUS du sang et de la guerre ! Sang vitreux de la Terre! Matière MIRACULUM de notre grande NATURA ! 
MERCATOR, Mercure, Mars ! Et nous pensons PUNCTUM à notre cher Hermès. Dieu messager, porteur de querelles ! SIMILIS ! Dieu des échanges... Des échanges à querelles, comment ne pas penser au Marché, quand on parle de ce Dieu marchand ! Grand Titan du COMMERCIUM !

PUBLICUS JUDEX ! Enlevez le "R" à MERCATOR et vous obtenez un marché qui se donne des airs mais qui n'en a plus, car trop essoufflé après un match de ballon rond. Mercato ! Alors, PERTINAX, me direz-vous mais... ce n'est pas tout. Croyez-moi PROFANUS, quand je vous dis que « Mercure » et « rondeur » ont un sens COMMUNIS mais DISSIMULO...

D'aborrrrrd, il y a la Planète, puis il y a le "O" d'Osiris, Hermès égyptien ; puis l'orbe PASTOR à la cime du sceptre d'Hermès, entourée des deux serpents ! Cette boule ronde est un œuf... PERSEVERO ! Ce que je vous dis là est un Grand Secret. MERCATOR, Mercure, avait dans quelqueS temps anciens pour symbole le Coq. La FIGURA de la Gaulle et de ses Gaulois ! Le CAPILUS au bout du clocher des Églises ! Symbole du Christ ressuscité ! MERCATOR, Hermès, les Gaulois. Je vois leurs casques et leurs petites ailettes... Je vois aussi les souliers d'or et leurs petites ailettes ! Pensez auX Druides et leur potion magique, qui cueillaient leur mercure sous la LUNA LUGUBRIS au solstice AESTIVUS !

Tant de secrets, c'est un PROFITEOR ! Moi-même je me perds quand je pense qu'un coq en patois creusois, SIMILIS l'Occitan, se dit un « jo » ou un « Jason » ! BREF ! MERCATOR, Hermès, mercatique est une science qui reste pour moi totalement hermétique et pourtant, elle anime les Hommes et leur HUMILITAS depuis des siècles de CALAMITAS ! »

Benoît Villemont

dimanche 19 octobre 2014

Maëly Massereau a lu une page de La ferme des animaux

« Gestion, comité, décisions... Qui décide de qui décide ? Pourquoi le pouvoir reviendrait-il à ces cochons plutôt qu'à nous ? Protestèrent les animaux.
- Parce-que c'est une race supérieure à vous autres créatures !
- Et vous, Napoléon, qu'est-ce qui vous rend si privilégié ?
- La peur ! Vous avez peur de moi et de mes chiens ! Je décide et vous vous contentez d'obéir ! »
Mais les gorets, qui avaient un esprit habile, n'étaient pas d'accord avec le grand maître car ils ne voulaient pas participer à créer une atmosphère tendue entre tous les animaux :
« Que vous croyez ! Nous autres cochons refusons catégoriquement que la gestion de la ferme nous revienne pour n'être au final que vous larbins au service d'une éventuelle future dictature !
- LA FERME ! »

Maëly Massereau a lu une page de George Orwell, 
l'a transformée en dialogue, et ajouté une phrase

jeudi 16 octobre 2014

D'après deux pages extraites de Portnoy et son complexe de Philip Roth

Dans la chambre opératoire....

le médecin : « Attendez, ne bougez pas s'il vous plaît. Je vais commencer l'opération. Voulez-vous une anesthésie générale ? Locale ? »
le patient : « Non, c'est pas nécessaire, je suis insensible. »
le médecin : « Ah oui vraiment ? C'est pourtant pas le temps que ça prend, croyez-moi... mais je demande toujours au patient avant d'agir, des fois que... »
le patient : « Oui ? Des fois que ? »
le médecin : « Qu'il y ait un choc émotionnel à la vue de mes ustensiles. (Un temps) Fermez les yeux, c'est un conseil. »
le patient (fermant les yeux) : « Vous avez de la musique pour me détendre ? »
le médecin : « Oui ! J'ai justement le CD d'Exodus, vous connaissez ? Moi non, mais j'imagine des chants spirituels aux parfums d'encens dispersé dans la moiteur d'un monument perdu, souterrain. »
le patient : «  Qu'ils viennent jusqu'à moi alors, je suis disponible. »
le médecin (mettant le CD) : « Fermez les yeux, je vais inciser au niveau de votre front en prenant les plis de votre peau... voilà.... comme ceci. Vous ne sentez rien du tout ? »
le patient : « Rien. »
le médecin : « C'est formidable. (Un temps) Et alors les enfants, ça vient ? Parce que vos parents doivent s'impatienter, non ? Quand même à trente-trois ans, c'est plus un âge pour rôder à Manhattan la nuit, hein, effleurer des inconnues, hein vous m'avez compris. »
le patient (toujours les yeux fermés, un peu assoupi) : « J'aime beaucoup l'air, là, vous avez raison, il est question de moiteur... dans leur voix. »
le médecin : « C'est vrai, très beau. Ne bougez toujours pas. Je vais délicatement décoller votre peau. Voilà comme ceci. (Un temps) Insensible, vraiment. (Un temps) Extraordinaire. (Un temps) Et les petits anges, c'est pour quand ? »
le patient (d'un coup, rouvre les paupières, manifestant de l'agacement) : « Oui, bon ça va, j'ai honte, j'ai honte de mon comportement. Je fais honte à mes parents de ne pas m'être enraciné comme mes frères ! Aïe ! »
le médecin : « Quoi ? »
le patient : « Une petite douleur, c'est rien. »
le médecin : « Je monte le son ? »
le patient : « Oui, montez-le.... très fort. »
le médecin : « Vous m'avez menti. »
le patient : « Non, je vous l'ai dit, trois fois rien, léger titillement sur la gauche. Enfin, il me semble. »
le médecin : « Je vais prélever, d'accord. »
le patient : « Montez le son encore. C'est stimulant cet Exodus... ces voix qui... ces voix dont je sens presque le souffle chaud sous ma peau. »
le médecin : « Sur votre chair vous voulez dire ? »
le patient : « Oui, c'est ça. »
le médecin : « Mais je suis au-dessus de vous. Bon ! Je reprends. Pas d'agitation. (Un temps. Tâtonnant du bout des doigts un coin du cerveau) Ah oui ! Vous ne m'avez pas répondu, c'est pour quand les marmots ? »

Quentin GESLAN



Qui êtes-vous ?

Ma photo
Perspectiviste acharné depuis 1995 /unremitting perspectivist