De plus, tout séparait les timbres postes qui tombaient dans la boîte en fer telle une plus lourde et sombre ; sortant de la salle de bain, j'allais passer de courtes journées à les jeter. C'était des portes qui se fermaient sur un monde plus horrible et puant que tout ce qu'on pouvait connaître. Un monde qui n'avait aucun portrait de rois et de pays connus comme Helvetia, Suomi et le plus laid de tous : Formose. Nulle part dans le monde ne m'attendait un endroit avec des animaux, des fleurs, des ciel gris ; ne cherchant pas, je ne parcourais pas le globe, ne visitais pas de merveille du monde, ne prenais pas de vieille Micheline, ne prenait pas d'avion de la Poste à Thulé, ni ne montais dans un bateau en Italie. Je n'étais pas allé aux J.O. De Mexico, n'étais pas allé cracher sur le roi Frédéric IX, habillé de vert et à ce moment-là, en jetant un timbre de Pâques, je vis qu'il était très tôt. Alors je me ralentissais, mettais la boîte de côté et me disais qu'elle allait rester là encore quelques mois.
Je ne m'étais jamais dit être sur la piste d'un quelconque petit secret, ni d'enquêter comme Colombo et FBI Portés Disparus, ou bien les voisines de Desperate Housewives, quand j'errais dans la maison. Je ne regardais jamais le long des murs, et ne les avais d'ailleurs jamais tâtés pour trouver une ouverture cachée là où il y avait une disparité. Le plus étonnant était la salle de bain (la baignoire était au dessus de la chambre de ma soeur) où elle imaginait des nounours, des chiots blancs qui jouaient à la marelle et d'autres niaiseries empruntées à Walt Disney. Il ne fallut pas longtemps pour qu'elle échange cette pièce du dessus contre sa chambre : elle fermait la porte et allumait au-dessus du lavabo pour ne pas que notre mère voie la grande lumière ; elle était dans un pièce bleue et un peu froide ; le robinet de la baignoire coulait au goutte à goutte. Pas de quoi être rassurée: une salle d'eau, des étagères branlantes, la pharmacie remplie de médicaments, des magazines pour adultes derrière les toilettes et autres sous-vêtements sales que notre grand frère avait laissé traîner ici et là, car c'est vrai qu'il les portait plusieurs jours ; près d'une fenêtre on devinait une petite boîte.
Un groupe de personnes qui se réunissent un jeudi sur deux pour écrire
vendredi 9 novembre 2007
Jørn Riel traduit officiellement en français
On trouvera bientôt ici le texte français établi par un traducteur qui connaît le danois et le français.
samedi 20 octobre 2007
Deux pages du danois Jørn Riel à traduire

Chaque participant aura affronté la tâche ardue de traduire en français une double page en danois d'un roman de Jørn Riel. Aucun dictionnaire danois n'étant accessible et aucun danois ne se promenant dans les parages, le recours à des dictionnaires allemands ou anglais était possible ; ils auront peu servi.
Delphine Romain
Pete perdit son livre. Sa mère en colère le conduisit à son père. La chaise grinçait sous le poids de son père comme une mélodie indonésienne. Effrayé par le son, il s'approcha tremblant et seul dans l'obscurité, vers la musique. Son père se balançait maintenant d'avant en arrière et en rythme comme une valse lente. Malgré ce son irritant, il s'approcha de plus en plus et finit par le distinguer, une caméra à la main qu'il avait achetée à Ukusik et qu'il avait appelée Mr Pickerin. "Va te laver et vite!" râla Franck Louis son père. La peur de revoir la maison à Ukusik et Mr Pickerin lui brouilla les idées."Je n'ai pas envie" refusa Pete "et il fait à moitié froid ici. Si je m'approche tu vas me taper fort mais si je ne m'approche pas tu vas recommencer la musique avec la chaise". Pendant quatre ou cinq minutes le silence se fit, puis avec une moue il dit :" Le prêtre frapperait pour moins que ça. Viens plus près je te l'ordonne." "Les croyants ne se révolteraient pas, soupira Pete." Tes désirs sont des ordres. Small Johnson était à côté et silencieux. On ne l'entendait plus souffler.
Alexis Judic
Peter est perdu, il est livré à lui-même."Mais comment André fait-il la sauce Madère, tout en conduisant son jambon sur pattes ?" De plus ce samedi Sig, Og et le gros Tog découpaient des pieds de porc Indonésiens." Pendant ce temps-là Jeg et Ikke faisaient du jeter de clef alène à Fuldfore (ville située dans le nord du pays). Jeg prenait son pied, mais elle, elle était super vener car Og les avait rejoints. (...) Le petit Johnson chanteur de rap avait tourné dans un film de gangster avec sa mère. (...) "Bois donc du Sprit petit Johnson." Peter s'est encore foutu le pied dans une caméra. "Tu es tout nu, il faut absolument que tu boives du Sprit." (...) Petit Johnson a un rancard improvisé, mais, paré à toute éventualité il a rendez-vous avec Sam-su dit le canard....
Agnès Calu
Peter lut ce livre : la mère qui venait de faire elle-même chaque cake au jambon. Anna se servit une part du gros cake et trempa la portion dans une liqueur indonésienne. Pour premier signe, un hoquet, puis son nez, visqueux, pâtit de son haleine de retour de mission. «Oui, le vis Cake, celui que j’ai mangé, vénèr par Roban Guidon ( verl. <= ), qui voulait faire des galipettes, Oppella dans les montagnes ! C’est pourquoi les signes de fatigue l’avaient entraîné vers un frémissement hardcore qu’elle aurait pu vendre aux caméras du district, à ce monstre, ce gredin de Kazakhs de Mr. Pickerin ! -« Qui t’a rendue folle ?» demanda Louis Franz, le plus jeune de ces ken de Kazakhs, rejetons de Pickerin qui ont tous des sales idées. -«Satan doit l’incarner. » lança Peter. Puis surpris il enroba la mixture et la mit au frigo, léchant ses doigts dans l’ordre, puis dans l’ordre apparurent les premiers symptômes : haleine de missionnaire et baîllements. Le premier surpris, envahi par un sacré trac, puis une habilité surnaturelle, la folie puis il dit : «Ce jambon se gobe vite! Un bon snack pour les bons gros chiens comme moi !»; Ce philosophe hoquetteur, ayant un sentiment de satisfaction, celui qu’était devenu Peter, donnait des ordres vagabonds : Le «mini-Johnson des fjords» enduit de Forsog, partit à ce moment sur un spaghetti volant ! Lui qui vit nu, saintement haletait dans le chant de son esprit enflammé, sa thune n’aurait jamais suffit pour le jambon magique... -« L’esprit jeune! » (du mini Johnson) beugla Peter le gros cake devant son camarade, -«le musc de toi, nu, dezingué absolument mon esprit ! ». Les gens d’école, savaient reconnaître Mr Pickerin dans ces batifolage de fou furieux qui voulait du cake pour bader et s’auto satisfaire de son incertitude. Mini Johnson, avide déchu du marché parallèle «nobodyhelse» mais toute éventualité venant du ciel le laissait sainement sec, sombre, priant Sam-Su cent fois. Il psalmodiait dans une langue d’outre-monde pour quelque peuple, camarade ou cake de la sainteté des Kazakhs, qui prie Aviaja et comprend la volonté de Miss Molly. Cet hydromel, pour prochain colloque autour des références à «Og» qui sait nous fortifier, «Og» à l’haleine de cake et au carillon tintillonnant, nocturne, nous donnera more pleasure. La folie refroidie, fit disparaître Aviaja. Nu comme une gencive de porc, il (Peter) vit qu’il n’avait pas été brave. Aviaja était traître! Sur le lit de Samuel, «Og» le géobald de la nourriture, était assis et touchait de façon sidérante le «vis Cake». Il y avait comme des comètes bleues qui traversaient. Arriva la traître, incarné par le sultan «Og» allongé. Puis vinrent les oiseaux ... Les hommes nus et la traître mangeaient langoureusement le Cake et les nuggets, et un peu de hun car Ste Aldrig voulait venir. Ils firent gamelle commune. Tous eurent une nuit blessante, sidérés par l’effet «up side Down», terrorisés, ils remirent la fête du slip à la folie d’un jour lointain. En hiver ils ne connurent nul signe de vie d’Aviaja, ni du maudit jambon. Ils oublièrent, la fatigue et la lettre écrite sur papier par Samuel les remercia de leur emploi. «Og» et les Cakes disparurent dans l’ordre du retour à la vie saine.
Claude Lothier
Pierre a perdu sa livrée. Le très vieil homme lui a pourtant pardonné. "Ils ont ligoté les zigottos en portions indonésiennes acariâtres." Par cette force sans le moindre hic, ils ont scalpé le missionnaire tout seuls. Déjà il ne vit pas, n'a rien mangé ni dévoré et il est très énervé ce nabot anodin qui va glisser sous la pluie tombée à verse. Depuis ce jour on l'a forcé à frémir de froid en vendant des sandwichs dans le district et aussi dans les zones commerciales dirigées par l'oncle Ukusik et Mr Pickerin. Lavez-vous tout le corps criait François Louis depuis la tente de camping d'Ukusik et Mr Pickerin pendant qu'ils tentaient d'avoir des idées. Satan peut couvrir un homme de dettes s'est plaint Pierre. Tout le stock, vous allez dérober le tas de friandises par le milieu. C'est tout ce qu'il fallait faire, obéir aux ordres et mener cette mission à bien. La force de ce gang sous l'emprise de Satan a conduit à surendetter la moitié des demoiselles du secteur. Du jambon prestement mangé au snack ça suffit pour manger dehors. Mieux vaut obéir aux ordres. On a beau croire aux contes de fées a ajouté Pierre, les ordres des hommes sont valides. Petit Johnson s'est rengorgé, de tout le gang c'est lui le plus malin. Si vous parvenez à vous dégivrer l'esprit avec assez de furie vous verrez tout le jambon que vous allez gagner. Encore un mot d'esprit du Petit Johnson. Pierre n'a pas avoué le péché qu'il a fait dans la chambre. Il était nu, absolument simple d'esprit. Le crâne d'un homme vaut mieux que ça a dit Mr Pickerin, on va effacer la dette, on va finir par pardonner à tous les hommes, j'insiste là-dessus. Petit Johnson avait la bosse du commerce, pour faire face à toutes les éventualités il n'aurait jamais manqué une livraison de surgelés, surtout la marque Sam-Su qui proposait de délicieuses salades, celles dont on se régale sur les boulevards. C'est parce qu'il était sorti de sa chambre et qu'il était allé faire un tour en ville avec Ukusik qu'il avait rencontré sur l'avenue Aviaja une belle femme bien habillée du nom de Miss Molly. Depuis ce jour ils étaient restés côte à côte, l'un était la référence de l'autre, ensemble ils étaient plus intelligents, ils n'étaient plus jamais seuls, que ce soit pour aller en boîte de nuit ou manger un kebab, c'était le plaisir de l'amour.
Beaucoup de monde vadrouillait sur l'avenue Aviaja.
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- Claude Lothier
- Perspectiviste acharné depuis 1995 /unremitting perspectivist