Un groupe de personnes qui se réunissent un jeudi sur deux pour écrire

mardi 9 décembre 2014

Léïla Grandin

L’épi de blé

Will à part, se dit que Van ne se laisse pas aller à ce qui l’habite, ni ne le repousse. Il a l’énergie d’affronter l’énergie.
Van : Je t’entends penser Will, je te conseille d’abandonner la croyance d’après laquelle des puissances qui sont au-dessus de nous se mêlent personnellement de nous aider mais ce n’est pas ça… je te conseille de faire un tas de bêtises et de ne plus penser.
Will : Décidément… et si je ne suis pas mes pensées, que suis-je Van ?
Van : Si tu prends un épi de blé, tiens en voilà un, et que tu enlèves un par un chacun de ses grains, que reste-t-il ?
Will réfléchit…: la tige de l’épi de blé avec ces petites particules vides…
Van : Et qu’est-ce qu’il y a dans ces petites particules comme tu dis ?
Will : Il n’y a rien.
Van : Mais si regarde bien, ne réfléchis pas !
Will : Quoi donc ?
Van : Il y a de l’air, des petits bouts d’univers. Ton art de vivre se trouve là-dedans, dans ces petites particules VIDES comme tu dis.
  


D’après un extrait de Van Gogh ou l'Enterrement dans les blés 

de Viviane Forrester

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