ROSTOV SUR LE DON

Un groupe de personnes qui se réunissent un jeudi sur deux pour écrire

dimanche 2 novembre 2014

Ponctum c'est tout dit Maximus Neveux

Durant l'Aestivus dernier, le collegium natura se réunit en séance ordinaire afin de légiférer sur la question de l'homicida. Il est vrai que pour le profanus la question n'était pas claire et nécessitait explico.
Les senatus ne parvinrent pas à se mettre d'accord, chacun jouant de sa nobilis pour dominus le débat. La situation tournait en naufragus ignobilis, et la disputo menaçait de ruina toute l'affaire. 
Bien que benevolus, un jeune homme d'une grande humilitas prit sur lui d'apaiser cette furiae. Ce judex était d'une fort belle  generosus et ses  facultas discursives lui conféraient une certaine aura  publicus. Tous se mirent à l’écouter lorsqu'il prit la parole et même les plus taciturnus se mirent à croire miraculum. Voici ce qu'il dit :
"Origo, origo ! Fragor fulmen habena ! Nobilis senatus benevolus dominus, je vous en conjure, faites considero de mes modestus paroles. Toutes ces peregrinus verbales auxquelles vous vous livrez ne sont que monstrum. Si nous continuons ainsi, cette irritus contagio aura raison de nous !"
Ces paroles simples mais sensées eurent un immensus effet sur l'assemblée qui fit acclamation communis de ce discours plein de bon sens, qui venait de ramener la paciferae dans l'hémicycle. Tandis que les "Olae" et les "Bravorum !" retentissaient, l'un se leva et demanda si dans sa grande mansuettus, le sauveur pouvait se présenter.
"Bien sûr, je vais vous donner mon libellus, répondit le jeune homme. Ego... Jésus-Christian, mais appelez-moi Jésus-Christ ». C'est alors que l'assemblée se tut pour le dévisager. Tout le monde reconnut la sanctus figurae du bonhomme. C'est ainsi que dans un déchaînement sans égal, dix senatus se jettèrent sur lui, l'attrapèrent par les capillus, puis on l'attacha à un colonus pour lui donner la lugubris punire.

C'est après trois jours passés accroché à une croix, à implorer misericors qu'il se dit que les hommes étaient vraiment irrecuperabilis et que jamais plus il ne se prendrait la tête à descendre de la Luna jusque sur Terre. Ponctum c'est tout.

samedi 1 novembre 2014

NB: (bien garder les majuscules à leurs places car notre interlocuteur aime les mots.)


« EGREGIUS, après les exercices 305 et 306 ma foi fort intéressants, dois-je vous expliquer de par mon esprit savant de GENEROSUS, le sens caché du mot, que dis-je, du NUMEN MISERICORS suivant : « MERCATOR » !

MERCATOR, MERCATORE, MERCATORARE, MERCATORARESSIMO... Comment ne pas penser à Mercure! Mercure, planète ignée du système solaire, arborée de FULMEN ; Dieu SANCTUS du sang et de la guerre ! Sang vitreux de la Terre! Matière MIRACULUM de notre grande NATURA ! 
MERCATOR, Mercure, Mars ! Et nous pensons PUNCTUM à notre cher Hermès. Dieu messager, porteur de querelles ! SIMILIS ! Dieu des échanges... Des échanges à querelles, comment ne pas penser au Marché, quand on parle de ce Dieu marchand ! Grand Titan du COMMERCIUM !

PUBLICUS JUDEX ! Enlevez le "R" à MERCATOR et vous obtenez un marché qui se donne des airs mais qui n'en a plus, car trop essoufflé après un match de ballon rond. Mercato ! Alors, PERTINAX, me direz-vous mais... ce n'est pas tout. Croyez-moi PROFANUS, quand je vous dis que « Mercure » et « rondeur » ont un sens COMMUNIS mais DISSIMULO...

D'aborrrrrd, il y a la Planète, puis il y a le "O" d'Osiris, Hermès égyptien ; puis l'orbe PASTOR à la cime du sceptre d'Hermès, entourée des deux serpents ! Cette boule ronde est un œuf... PERSEVERO ! Ce que je vous dis là est un Grand Secret. MERCATOR, Mercure, avait dans quelqueS temps anciens pour symbole le Coq. La FIGURA de la Gaulle et de ses Gaulois ! Le CAPILUS au bout du clocher des Églises ! Symbole du Christ ressuscité ! MERCATOR, Hermès, les Gaulois. Je vois leurs casques et leurs petites ailettes... Je vois aussi les souliers d'or et leurs petites ailettes ! Pensez auX Druides et leur potion magique, qui cueillaient leur mercure sous la LUNA LUGUBRIS au solstice AESTIVUS !

Tant de secrets, c'est un PROFITEOR ! Moi-même je me perds quand je pense qu'un coq en patois creusois, SIMILIS l'Occitan, se dit un « jo » ou un « Jason » ! BREF ! MERCATOR, Hermès, mercatique est une science qui reste pour moi totalement hermétique et pourtant, elle anime les Hommes et leur HUMILITAS depuis des siècles de CALAMITAS ! »

Benoît Villemont

dimanche 19 octobre 2014

Le ferme des animaux

« Gestion, comité, décisions... Qui décide de qui décide ? Pourquoi le pouvoir reviendrait-il à ces cochons plutôt qu'à nous ? Protestèrent les animaux.
- Parce-que c'est une race supérieure à vous autres créatures !
- Et vous, Napoléon, qu'est-ce qui vous rend si privilégié ?
- La peur ! Vous avez peur de moi et de mes chiens ! Je décide et vous vous contentez d'obéir ! »
Mais les gorets, qui avaient un esprit habile, n'étaient pas d'accord avec le grand maître car ils ne voulaient pas participer à créer une atmosphère tendue entre tous les animaux :
« Que vous croyez ! Nous autres cochons refusons catégoriquement que la gestion de la ferme nous revienne pour n'être au final que vous larbins au service d'une éventuelle future dictature !
- LA FERME ! »

Maëlly Massereau a lu une page de George Orwell, 
l'a transformée en dialogue, et ajouté une phrase

jeudi 16 octobre 2014

D'après deux pages extraites de Portnoy et son complexe de Philip Roth

Dans la chambre opératoire....

le médecin : « Attendez, ne bougez pas s'il vous plaît. Je vais commencer l'opération. Voulez-vous une anesthésie générale ? Locale ? »
le patient : « Non, c'est pas nécessaire, je suis insensible. »
le médecin : « Ah oui vraiment ? C'est pourtant pas le temps que ça prend, croyez-moi... mais je demande toujours au patient avant d'agir, des fois que... »
le patient : « Oui ? Des fois que ? »
le médecin : « Qu'il y ait un choc émotionnel à la vue de mes ustensiles. (Un temps) Fermez les yeux, c'est un conseil. »
le patient (fermant les yeux) : « Vous avez de la musique pour me détendre ? »
le médecin : « Oui ! J'ai justement le CD d'Exodus, vous connaissez ? Moi non, mais j'imagine des chants spirituels aux parfums d'encens dispersé dans la moiteur d'un monument perdu, souterrain. »
le patient : «  Qu'ils viennent jusqu'à moi alors, je suis disponible. »
le médecin (mettant le CD) : « Fermez les yeux, je vais inciser au niveau de votre front en prenant les plis de votre peau... voilà.... comme ceci. Vous ne sentez rien du tout ? »
le patient : « Rien. »
le médecin : « C'est formidable. (Un temps) Et alors les enfants, ça vient ? Parce que vos parents doivent s'impatienter, non ? Quand même à trente-trois ans, c'est plus un âge pour rôder à Manhattan la nuit, hein, effleurer des inconnues, hein vous m'avez compris. »
le patient (toujours les yeux fermés, un peu assoupi) : « J'aime beaucoup l'air, là, vous avez raison, il est question de moiteur... dans leur voix. »
le médecin : « C'est vrai, très beau. Ne bougez toujours pas. Je vais délicatement décoller votre peau. Voilà comme ceci. (Un temps) Insensible, vraiment. (Un temps) Extraordinaire. (Un temps) Et les petits anges, c'est pour quand ? »
le patient (d'un coup, rouvre les paupières, manifestant de l'agacement) : « Oui, bon ça va, j'ai honte, j'ai honte de mon comportement. Je fais honte à mes parents de ne pas m'être enraciné comme mes frères ! Aïe ! »
le médecin : « Quoi ? »
le patient : « Une petite douleur, c'est rien. »
le médecin : « Je monte le son ? »
le patient : « Oui, montez-le.... très fort. »
le médecin : « Vous m'avez menti. »
le patient : « Non, je vous l'ai dit, trois fois rien, léger titillement sur la gauche. Enfin, il me semble. »
le médecin : « Je vais prélever, d'accord. »
le patient : « Montez le son encore. C'est stimulant cet Exodus... ces voix qui... ces voix dont je sens presque le souffle chaud sous ma peau. »
le médecin : « Sur votre chair vous voulez dire ? »
le patient : « Oui, c'est ça. »
le médecin : « Mais je suis au-dessus de vous. Bon ! Je reprends. Pas d'agitation. (Un temps. Tâtonnant du bout des doigts un coin du cerveau) Ah oui ! Vous ne m'avez pas répondu, c'est pour quand les marmots ? »

Quentin GESLAN



vendredi 6 décembre 2013

Cent cinq ans

Le 28 Novembre 2013,
Claude Levi-Strauss a 105 ans aujourd’hui me montre Google.
Il est mort mais on pense à lui.
Quand on dit qu’il est né il y a 105 ans, on pense surtout qu’il est mort.
Ce qui serait bien, et vraiment classe quoi, ce serait de mourir le même jour que celui de sa naissance.
La boucle est bouclée.
Mais il faudrait que ça soit une mort naturelle, parce que si c’est un accident, on pense plus à une coïncidence malencontreuse et c’est tragique, alors que si c’est naturel et que le mec a bien vécu, ben, on est content pour lui.
Claude Levi-Strauss a dit: «Le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui.», enfin bon...
Il a quand même vécu pas mal de temps le Claude, 101 ans le salaud. Mais c’est marrant de dire qu’il a 105 ans. Est-ce que ça nous intéresse qu’il ait 105 ans alors qu’il n'est plus là ? On ne peut plus lui souhaiter.
C’est quoi le mieux, fêter l’anniversaire de la mort, ou de la naissance de quelqu’un quand il est mort ?
Moi je préfère la mort. Fêter la mort de quelqu’un, c’est le respect. On se remémore que, ah ouais, quand même le mec était balèze, il va peut-être nous manquer.
Parce que la naissance, ben tout le monde est à peu près pareil, enfin, j’veux dire que Levi-Strauss, avant d’être ethnologue, il jouait avec son caca, comme tout le monde.
Moi, je crois pas que je serai sur Google plus tard... Un jour même, j’ai essayé de me mettre sur Wikipédia, et ils n’ont même pas voulu de moi, alors sûr je mourrai sur Facebook, sûr, je n’aurai pas le temps de le tweeter.

Maximilien Vert

mercredi 4 décembre 2013

Le même jour que Cézanne


Je suis né le même jour que Cézanne, enfin, le même jour à 154 ans près. En effet, le 19 janvier 1993 je me cassais la clavicule en sortant du vagin de ma mère dans la clinique de Meudon-la-Forêt. Belle entrée en matière. C’est donc en mars 1992 que j’ai dû être conçu, peut-être le 12, jour où l’île Maurice devient une République, ou sans doute le 15, jour où le Congo obtient un référendum pour une nouvelle constitution. Ou encore le 28, le jour de la naissance du footballeur espagnol Sergi Gomez qui est d’ailleurs né le même jour que l’acteur britannique Liam Hess.
Enfin bref, ce qui est sûr, c’est que cinq cents ans avant mon arrivée triomphale dans ce monde hostile et incertain eut lieu la signature du traité de Barcelone et que cent ans avant moi naissait l’acteur français Jean Debucourt. On peut noter également que dix ans précédents ma naissance vint au monde Hiraku Utada.
Je remercie Wikipédia, grâce à qui j’ai pu rédiger ces lignes passionnantes. 


Tanguy Clerc

1992


Quand mon plus grand frère est né, j'avais -8 printemps.
Quand mon deuxième frère est né, j'avais -6 étés et demi.
Quand mes parents ont voyagé avec mes frères dans toute la France, j'avais -5 automnes.
Et quand ils ont fait les plus beaux voyages en Europe, j'avais -3 hivers.

Quand j'avais -1mois, ma mère a décidé que j'allais apparaître au monde le 30 juin,
et c'est ce même jour où mon père est allé acheté du vin pour le boire en famille quand j'aurais +20ans. C'était un peu amer.

Naomi Maekawa

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Perspectiviste acharné depuis 1995 /unremitting perspectivist