Un groupe de personnes qui se réunissent un jeudi sur deux pour écrire

lundi 18 février 2008

Simon Breton

Y'a des hauts et des bas. Et aujourd'hui je n'ai pas d'autre chat à fouetter que tes bas vus d'en haut. Je te regarde ronger mon frein, passant ma main sur ton cul coincé entre deux chaises. Cette nuit encore on a dormi debout à l'horizontale et suspendu à tes lèvres je n'ai eu que la force de me jeter dans la gueule du loup.
Merci pour le loup des steppes et merci d'avoir su tenir ma langue. Il aura fallu que je sois loin de tes yeux pour que nos cœurs restent scotchés.
Fais-moi une fleur, ne lis pas entre les lignes. Depuis que nos échanges n'existent plus que comme des lettres à la poste, j'ai une peur bleue que tu me comprennes mal. Tu m'a promis de mettre de l'argent à gauche, c'est cent fois mieux que la lune pour moi qui sais à quelles fins utiles.
J'attends.
Puisque à chaque jour suffit sa peine, aujourd'hui est ton jour. J'ai toujours eu un faible pour l'inaccessible, que les meilleurs s'en aillent s'ils veulent, moi, j'attends que tu arrives. Je vis d'espoir pour ne pas mourir d'impatience. Tu m'as donné de l'espoir à nouveau, autant dire que tu as réveillé un mort.
Désormais, si on veut voyager loin, il faudra ménager nos bitures, aménager nos toitures et toujours marcher avec le feu. J'ai qu'un paquet de nerfs à t'offrir et quelques mouches que tu ne devras jamais prendre. Je vois ça d'ici. Dix mille kilomètres entre nous et les gens sont les mêmes partout.
Marcher avec le feu, lentement, comme une étape qu'on brûle. Tant-pis si les mois deviennent des secondes, tu sais... j'm'accroche, c'est juste un bon moment à passer.
J'voudrais être sincère... mais te dire c'que j'pense vraiment ce serait pas vraiment te faire une fleur. Disons que l'occasion a fait le larron et dans de telles circonstances, refuser de se voiler la face c'est faire le choix de mourir idiot. En plus, je sais que la faim est mauvaise conseillère et j'ai tellement la dalle que je pourrais dévorer un livre d'Hermann Hesse. Loin de moi l'idée d'être un sale type mais pleurer toutes les larmes de son corps c'est dans la limite des stocks disponibles, t'es juste arrivée un peu trop tard. Mais je te le dis, en français dans le texte, « mieux vaut tard que jamais ». C'était dans les conseils que la nuit m'a porté.
À quoi bon avoir des yeux pour ne pas te voir. J'ai eu beau parcourir ton visage en long en large et en travers ce qui reste derrière ton regard est au-delà de toute expression.

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Perspectiviste acharné depuis 1995 /unremitting perspectivist