Un groupe de personnes qui se réunissent un jeudi sur deux pour écrire

lundi 4 février 2008

Emma Bourgin

Passage extrait de "Les Sources du Nil, Chroniques Rochelaises"
de Jean Jacques Salgon
(d'abord le texte original puis ma version)

"Plus loin le sentier vient buter sur une sorte de forêt vierge qui borde la N 137. Le lieu est impressionnant de sauvagerie et les arbres immenses ont quelque chose de puissant et de maléfique. Les mauvais génies de la brousse ne sont pas loin. On ressort de ce tunnel végétal un peu étourdi pour déboucher sur un édifice moderne, une sorte de basilique en béton flanquée de son campanile, et qui n'est autre, un panneau nous l'indique, qu'une chaufferie d'une puissance de 4 mégawatts cofinancée par la région Poitou-Charentes, l'ADEME et l'Union Européenne (il ne manque que la banque mondiale)."

Plus loin, le sentier vient buter sur une sorte de forêt vierge qui borde la N 137. C'est sur cette fameuse route que l'on a retrouvé les viscères de Jack le lapin albinos. Le lieu est impressionnant de sauvagerie. En effet, tous les habitants du village se souviennent encore des atroces souffrances qu'a dû subir le pauvre Jack terrassé par un tricycle. Et les arbres immenses ont quelque chose de puissant, malsain, pervers et maléfique. Les mauvais génies de la brousse ne sont pas loin. Ils ont pris plaisir à voir le pauvre animal supplier l'enfant de bien vouloir retirer sa roue de son abdomen. Et, sa roue ayant déjà empiété sur tous types d'élément naturels (fleurs, herbes, champignons ...), ce dernier s'est très vite transformé en une sorte de jardin d'Eden organique. On ressort de ce tunnel végétal un peu étourdi par la quantité de cacahuètes en décomposition consommées lors de son dernier apéro chez Cassegrain son copain (et oui, Jack avait pris la route sans même avoir pu digérer) pour déboucher sur un édifice moderne, une sorte de basilique en béton flanquée de son campanile, et qui n'est autre, un panneau nous l'indique, qu'une butte d'os, d'herbe et de crottes. Ce n'est qu'après ce parcours du combattant que nous avons pris la décision d'emmener cette triste loque animale dans une chaufferie d'une puissance de 4 mégawatts cofinancée par la région Poitou-Charentes, l'ADEME et l'Union Européenne (il ne manque que la banque mondiale).

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Perspectiviste acharné depuis 1995 /unremitting perspectivist